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Un peu d'histoire

 

MONTIGNY-LE-TILLEUL

 
Bornée par la Sambre à l'ouest et par l'Eau d'Heure à l'est, Montigny-le-Tilleul fut terre liégeoise dès le haut moyen-âge. Sous l'Ancien Régime, deux seigneureries d'inégale importance se partageaient le territoire de la localité. Rattachée du XIIIè au XVIè siècle à la Seigneurerie de Marchienne, la terre de Montigny, de loin la plus étendue, fut cédée en engagère par le prince-évêque de 1620 à 1625 à Guillaume de Celles : elle le fut à nouveau à l'abbé d'Aulne à partir de 1746. Quant à la seigneurerie de Bomerée, unie à partir du XVIIè à celle de Landelies, elle fut depuis cette époque et jusqu'à la fin du XVIIIè siècle possession des Looz-Coswarem.
Avant 1666, la seule route praticable pour se rendre de Charleroi à Mons passait par Montigny. C'est ce chemin que suivirent les troupes du Duc de Luxembourg lors de la guerre dite "de Flandre" en 1691.
La proximité de la place forte de Charleroi valut à Montigny d'être le théâtre d'affrontements militaires : lors des guerres de Louis XIV, les français occupèrent la localité.
La "rue de Gozée" qui relie Marchienne à Beaumont en traversant Montigny, a bénéficié au fil des ans de nombreux aménagements. Elle est à présent une grand-route qui enjambe allègrement la grande ceinture de Charleroi, ce R3 qui relie notre entité à toutes les voies de communication rapides qui sillonnent l'Europe entière.
Malfalise, Malfalim, Eden-Park, le Val d'Heure, les Flanolles, etc...loin des bruits de la ville, des quartiers résidentiels se sont implantés et développés avec une certaine élégance.
Au cours des vingt dernières années, des travaux d'envergure ont fortement modifié l'aspect du village. La voirie a été élargie, de belles demeures sont tombées, des bâtiments plus modernes, plus fonctionnels, les ont remplacées. La population scolaire du Centre Dr Cornet dynamise,  à sa manière, les alentours de la rue Wilmet et du Foyer culturel investi dès son inauguration par une pléiade de cercles locaux. Ce grand bâtiment de facture contemporaine héberge aussi une bibliothèque communale, centre de rencontres et d'échanges, sans cesse au top niveau de l'actualité littéraire.
L'ancien château Wilmet qu'ombrage le Tilleul tutélaire contribue avec la belle église chargée de siècles, à laisser au "Centre" une rusticité de bon aloi, sereine, accueillante, génératrice d'une intense vie associative et culturelle, humainement et socialement enrichissante.
 
 

LANDELIES

Mentionnée pour la première fois dans le polyptique de l'abbaye de Lobbes (IXe s.) la terre de Landelies relevait de la principauté de Liège. Elle fut possession des Morialmé puis des Corswarem qui la conservèrent jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
L'agriculture et l'exploitation de carrières ont été jusqu'au milieu du XIXe siècle, les principales ressources de la localité. La canalisation de la Sambre (1829), en facilitant la navigation et le transport des produtis jusqu'aux usines du bassin de Charleroi permit à cette industrie de prendre son essor.
Le sol landelin n'est pas avare de ses richesses. On y a trouvé des silex taillés et des restes d'un habitat néolithique. Accessible aux marcheurs que les sentes escarpées ne rebutent pas, "la Réserve naturelle" ne cesse d'étonner spécialistes et néophytes. Le tourisme fluvial est en plein essor. En amont de la cataracte du déversoir, un port de plaisance est venu jeter l'ancre.
Landelies, où se réunit tout ce qui entraîne à la découverte et la réflexion, demeure un village accueillant, fier de son patrimoine et de ses beautés pittoresques.
Les landelins ont su conserver leur identité légèrement frondeuse. Celle-ci s'exprime dans toute sa spontanéité fin septembre lors de "la Ducasse d'jean" une ancienne coutume perpétuée par un comité de jeunesse plein de dynamisme.